Comment avoir un joli ciel sur les photos ?

Sur le cartes postales, les ciels sont toujours vibrants et colorés… et sur les photos ordinaires, il apparaît pâle, voire brûlé. Découvrez comment obtenir un joli ciel, qu’il soit bleu ou nuageux, sur vos photos.

Trop de lumière tue le ciel !

Le problème numéro un avec le ciel, c’est qu’il est lumineux. Lorsque vous faites des photos de paysage, que ce soit en pleine nature ou en ville, le ciel est généralement plus brillant que le reste de la scène. Le problème est paradoxalement encore plus marqué quand le ciel est nuageux : les nuages absorbent la lumière et la diffusent, ce qui accentue encore l’effet.

Pour mettre plus de contraste dans le ciel et éviter qu’il ne soit cramé, plusieurs solutions existent. En voici quelques unes, qui peuvent se cumuler.

Utiliser une sensibilité faible. A bas ISO (100 à 200), le capteur délivre le meilleur de ses capacités, en particulier en terme de dynamique. La dynamique, c’est l’écart de luminosité entre le point  blanc (maximum de luminosité) et le point noir (ombre la plus profonde) qu’il sera capable de restituer. En conséquence, plus de nuances seront capté dans le ciel et vous aurez moins de chance d’avoir une photo brûlée.

Se placer dos au soleil. En particulier quand le ciel est dégagé, le ciel est toujours plus sombre à distance du soleil. Bien entendu, il est difficile de se place dos au soleil si votre sujet ne peut être pris que face à lui… il faut alors choisir le moment de la journée le plus propice pour obtenir le meilleur cliché (eh oui, la photo est aussi souvent une question de patience !)

Utiliser un filtre polarisant. En réduisant fortement les reflets, le filtre polarisant atténue la lumière provenant des nuages (ainsi que ceux de l’eau), augmentant ainsi fortement le contraste dans une photo présentant un ciel nuageux

Utiliser un filtre gradué. Plus indiqué en cas de ciel bleu, le filtre gradué va réduire progressivement la lumière provenant des parties hautes de la photo, ce qui aura pour effet de le rendre plus sombre et plus coloré. C’est un type de filtre qui demande un peu d’entraînement pour être bien utilisé, et son principal défaut est qu’il impose un type de cadrage laissant de la place au ciel sur votre photo. De plus, il sera handicapant si vous souhaitez faire juste après une photo sans ciel, où le sujet sera alors étrangement assombri. Pour cette raison, je lui préfère le filtre polarisant.

Faire une fusion HDR. Technique de post-traitement consistant à superposer plusieurs photos avec différentes expositions afin d’étendre la plage de dynamique (bien au-delà de ce qu’un capteur peut faire même à ISO bas), cette technique demande de la subtilité pour ne pas tomber dans le « too much ». De plus, elle est inadapté en présence de sujets mouvants (des branches d’arbre balancés par le vent à l’enfant qui joue au ballon).

En revanche, les filtres type UV ou Skylight n’apportent rien de vraiment concret en photo numérique : les UV sont déjà largement filtrés par les lentilles, et les capteurs numériques sont tous dotés de filtre UV stoppant les derniers rayons.